Une étude remet en cause l'énergie sombre en révélant une expansion cosmique inégale.

ParisDes chercheurs de l'Université de Canterbury en Nouvelle-Zélande repensent l'expansion de l'univers. Ils avancent que l'énergie sombre, souvent invoquée pour expliquer l'accélération de l'expansion de l'univers, pourrait ne pas exister. Leurs travaux pourraient offrir une nouvelle manière de comprendre la croissance de l'univers, remettant en question le modèle traditionnel Lambda-CDM (ΛCDM).
Certains scientifiques avancent que l'énergie noire, souvent perçue comme une force énigmatique responsable d'une grande partie de l'énergie de l'univers, pourrait être mal comprise. Ils suggèrent que l'univers ne se dilate pas de manière uniforme partout. Au contraire, les taux d'expansion varient selon les régions de l'univers. Cette idée s'accorde avec le modèle dit du « timescape », qui propose que les différences de gravité influencent la croissance de l'espace dans diverses zones cosmiques.
Principaux éléments de cette étude :
- Examen de 1 535 supernovae, offrant un vaste ensemble de données à exploiter.
- Preuve suggérant que l'expansion de l'univers se fait de manière "inégale".
- Prise en compte de la dilatation temporelle gravitationnelle influençant les mesures des distances cosmiques.
Le modèle du paysage temporel propose que l'univers n'est pas uniformément distribué, contrairement à ce que l'on croyait auparavant. Il existe plutôt des zones avec de nombreux amas de galaxies et d'autres avec de grandes étendues vides. Ces variations influencent le passage du temps différemment selon les régions de l'univers, ce qui impacte notre manière d'observer et de mesurer l'expansion de l'univers.
Le satellite Euclid, lancé par l'Agence spatiale européenne, pourrait nous aider à mieux comprendre cette théorie. Les données qu'il recueillera, ainsi que celles du Télescope spatial Nancy Grace Roman, pourraient éclairer ces nouvelles idées et transformer notre compréhension de l'expansion de l'univers.
Si cette étude s'avère exacte, elle pourrait bouleverser les concepts fondamentaux de la cosmologie. Le fait de comprendre que l'expansion de l'univers pourrait se passer de l'énergie noire pourrait entraîner des modifications dans les modèles actuels et remettre en question les idées scientifiques établies. Les recherches futures devraient viser à confirmer ces résultats et à découvrir de nouvelles façons d'explorer l'univers.
L'étude est publiée ici:
http://dx.doi.org/10.1093/mnras/stae2437et sa citation officielle - y compris les auteurs et la revue - est
Zachary G Lane, Antonia Seifert, Ryan Ridden-Harper, David L Wiltshire. Cosmological foundations revisited with Pantheon+. Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, 2024; DOI: 10.1093/mnras/stae2437

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