Comment les cellules cancéreuses du sein persistent dans la moelle osseuse après rémission

ParisDes recherches récentes ont révélé que les cellules cancéreuses du sein peuvent rester longtemps dans la moelle osseuse après un traitement initial. Ces cellules sont souvent responsables des récidives de cancer chez les patients. Alors que les traitements habituels ciblent les cellules tumorales actives, les cellules cancéreuses présentes dans la moelle osseuse demeurent inactives mais peuvent redevenir un cancer agressif des années plus tard. Cela complique la gestion de la maladie et souligne la nécessité de développer de nouvelles méthodes de traitement.
Titre : Des chercheurs révèlent les stratégies des cellules cancéreuses pour survivre dans la moelle osseuse
Des scientifiques ont mis en lumière différentes méthodes employées par les cellules cancéreuses pour persister dans la moelle osseuse.
Les cellules cancéreuses interagissent directement avec les cellules souches mésenchymateuses. Ce contact facilite l'échange de molécules essentielles, rendant les cellules cancéreuses plus agressives. La protéine GIV (Girdin) joue un rôle crucial dans la promotion de la résistance aux thérapies ciblées. Des tunnels cellulaires structurels permettent cet échange moléculaire et renforcent la capacité de métastase.
L'étude explore les « tunnels tumeur-stroma » et leur importance dans le microenvironnement des cellules cancéreuses. Ce microenvironnement comprend des cellules souches mésenchymateuses, des cellules immunitaires et les tissus environnants. Ces éléments créent un espace propice permettant aux cellules cancéreuses de s'adapter et de développer une plus grande résistance.
Cancer du sein : une résistance développée aux traitements hormonaux
Les cancers du sein avec récepteurs œstrogéniques positifs sont les plus fréquents, et ils survivent grâce à certaines interactions. La protéine GIV complique l’action des traitements comme le Tamoxifène, qui ciblerait normalement ces récepteurs. En puisant des ressources dans les cellules souches de la moelle osseuse, les cellules cancéreuses développent une résistance et peuvent revenir de manière plus agressive.
Une nouvelle compréhension révèle des moyens de prévenir les rechutes. En perturbant l'interaction entre les cellules souches mésenchymateuses et GIV, nous pouvons diminuer le risque de rechutes. Cela pourrait impliquer de cibler les protéines spécifiques ou les voies qui permettent cette interaction.
Les chercheurs explorent des traitements visant à modifier l'environnement de la moelle osseuse pour empêcher les cellules cancéreuses dormantes de s'activer et de former de nouvelles tumeurs. Ils souhaitent également étudier si cette approche pourrait être appliquée à d'autres types de cancers qui se propagent aux os, élargissant ainsi la portée de leurs découvertes.
L'étude ouvre la voie à des recherches futures visant à empêcher la récidive du cancer du sein. Elle se concentre sur le développement de médicaments capables d'interférer avec les tissus qui soutiennent le cancer ou de bloquer l'activité de protéines clés comme GIV, apportant ainsi un espoir d'amélioration des résultats à long terme pour les survivants du cancer.
L'étude est publiée ici:
http://dx.doi.org/10.1172/JCI170953et sa citation officielle - y compris les auteurs et la revue - est
Saptarshi Sinha, Brennan W. Callow, Alex P. Farfel, Suchismita Roy, Siyi Chen, Maria Masotti, Shrila Rajendran, Johanna M. Buschhaus, Celia R. Espinoza, Kathryn E. Luker, Pradipta Ghosh, Gary D. Luker. Breast cancers that disseminate to bone marrow acquire aggressive phenotypes through CX43-related tumor-stroma tunnels. Journal of Clinical Investigation, 2024; DOI: 10.1172/JCI170953

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