Nouvelle recherche : la lumière révolutionne l'état magnétique durable des matériaux antiferromagnétiques

ParisDes chercheurs du MIT ont découvert une méthode pour modifier les matériaux antiferromagnétiques grâce à la lumière, ce qui pourrait améliorer la technologie de stockage de données. En utilisant un laser térahertz, ils sont capables de créer un nouvel état magnétique stable dans ces matériaux. Cela revêt une importance particulière car, à la différence des aimants traditionnels, les antiferromagnétiques possèdent des spins atomiques qui s'annulent mutuellement, ce qui empêche toute magnétisation globale. Ces matériaux pourraient être précieux pour concevoir des puces mémoire peu sensibles aux champs magnétiques externes.
Les antiferromagnétiques offrent plusieurs avantages technologiques. Insensibles aux champs magnétiques parasites, ils protègent les données contre la corruption. De plus, ils permettent de stocker davantage d'informations tout en consommant moins d'énergie. Leur stabilité provient de leurs structures magnétiques robustes.
Les méthodes traditionnelles pour contrôler ces matériaux étaient limitées car ils ne réagissent pas bien aux faibles champs magnétiques. Cependant, l'équipe du MIT a réalisé une avancée en utilisant de la lumière terahertz ciblée sur les vibrations atomiques naturelles du matériau. Cela modifie l'état magnétique du matériau et l'effet dure plusieurs millisecondes, ce qui est suffisant pour étudier et éventuellement appliquer dans des situations réelles.
Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives pour la technologie de la mémoire. Les puces mémoire fabriquées avec des matériaux antiferromagnétiques pourraient surpasser les systèmes de stockage magnétiques actuels. Les données stockées dans ces puces seraient plus résistantes aux facteurs externes, garantissant ainsi une durée de vie plus longue et réduisant le risque de perte de données. L'utilisation de la lumière pour modifier les spins offre une nouvelle méthode de stockage et de suppression des données dans ces puces.
Utiliser la lumière pour contrôler les matériaux quantiques pourrait avoir des effets au-delà de l'amélioration des technologies de stockage. Cela pourrait également être bénéfique dans des domaines tels que l'informatique quantique et la science des matériaux. En étudiant et en gérant l'interaction de ces matériaux, les scientifiques peuvent découvrir de nouvelles formes de matière et leurs potentielles applications.
Des recherches menées par des institutions renommées telles que l'Institut Max Planck et l'Université Nationale de Séoul ajoutent du poids à cette découverte et soulignent son potentiel impact. À mesure que ce domaine se développe, il pourrait transformer notre manière de traiter et stocker les données, les rendant plus efficaces et fiables. Cette étude pourrait résoudre les défis technologiques actuels et ouvrir la voie à des innovations futures.
L'étude est publiée ici:
http://dx.doi.org/10.1038/s41586-024-08226-xet sa citation officielle - y compris les auteurs et la revue - est
Batyr Ilyas, Tianchuang Luo, Alexander von Hoegen, Emil Viñas Boström, Zhuquan Zhang, Jaena Park, Junghyun Kim, Je-Geun Park, Keith A. Nelson, Angel Rubio, Nuh Gedik. Terahertz field-induced metastable magnetization near criticality in FePS3. Nature, 2024; 636 (8043): 609 DOI: 10.1038/s41586-024-08226-x

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