Nouvelle étude : découverte de la diversité microbienne cachée dans les profondeurs terrestres

ParisUne nouvelle étude du Marine Biological Laboratory révèle la présence de divers types de microbes sous la surface terrestre. Les scientifiques ont examiné des microbes dans des endroits sombres et peu énergétiques, tels que des réserves d'eau souterraines, des cavités profondes et des sédiments au fond des océans. C'est la première étude de ce genre à avoir une portée mondiale. Étonnamment, les résultats indiquent que la diversité microbienne sous la surface pourrait être aussi grande, voire plus grande, que celle à la surface de la Terre.
L'étude a révélé qu'une grande diversité de microbes vit profondément sous la surface, jusqu'à 491 mètres sous le plancher océanique et 4375 mètres sous terre. Ces milieux abritent une grande proportion de la vie microbienne terrestre, estimée entre 50 et 80%. Les microbes y survivent avec un rythme de division très lent, certains ne se divisant qu'une fois tous les 1 000 ans.
Ces organismes peuvent nous aider à comprendre comment la vie pourrait subsister dans des environnements similaires sur d'autres planètes. Ils se sont adaptés pour utiliser l'énergie de manière très efficace et ont besoin de moins de ressources pour survivre. Cela ressemble à la façon dont la vie pourrait exister sur Mars, qui a jadis abrité beaucoup d'eau.
La recherche révèle comment les communautés microbiennes terrestres et océaniques se distinguent, chacune possédant des membres uniques tout en ayant des niveaux de diversité semblables. Cela nous aide à comprendre comment les différents environnements influencent les formes de vie.
Dans cette étude, les chercheurs ont employé des méthodes de séquençage d'ADN uniformes sur des échantillons provenant du monde entier. Cette uniformité a permis une comparaison précise de la diversité microbienne dans différents écosystèmes. Des scientifiques, incluant ceux de l'Institut Max Planck, ont collaboré à la création d’un ensemble de données détaillé, qui nous aide à mieux comprendre la vie sous la surface terrestre.
L'étude met en avant le potentiel de découvrir de nouveaux composés et de comprendre comment les cellules s'adaptent dans des environnements à faible énergie. Cette recherche pourrait mener à la découverte de nouvelles applications médicales et industrielles grâce à l'exploration de ces ressources microbiennes. Si des microbes vivent profondément sous la Terre, de futures études pourraient révéler davantage sur leur adaptation et leur survie dans des conditions extrêmes.
L'étude est publiée ici:
http://dx.doi.org/10.1126/sciadv.adq0645et sa citation officielle - y compris les auteurs et la revue - est
S. Emil Ruff, Isabella Hrabe de Angelis, Megan Mullis, Jérôme P. Payet, Cara Magnabosco, Karen G. Lloyd, Cody S. Sheik, Andrew D. Steen, Anna Shipunova, Aleksey Morozov, Brandi Kiel Reese, James A. Bradley, Clarisse Lemonnier, Matthew O. Schrenk, Samantha B. Joye, Julie A. Huber, Alexander J. Probst, Hilary G. Morrison, Mitchell L. Sogin, Joshua Ladau, Frederick Colwell. A global comparison of surface and subsurface microbiomes reveals large-scale biodiversity gradients, and a marine-terrestrial divide. Science Advances, 2024; 10 (51) DOI: 10.1126/sciadv.adq0645

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